Une scientifique de Sainte-Foy finaliste à Femmes de mérite

Passionnée des bois exotiques et indigènes possédant des propriétés spéciales, Mariana Royer a troqué le wapa et la bagasse pour des essences québécoises, depuis son arrivée au Québec en 2009. Il y a cinq mois, Pur Noisetier a embauché la chercheuse, afin de lancer une étude scientifique pouvant prouver les bienfaits de l’arbuste sur la santé humaine.

Le travail innovateur de la directrice Recherche et Développement à Pur Noisetier inc. a attiré l’attention de la YWCA Québec, qui l’a choisie parmi les 32 finalistes du concours Femmes de mérite, dont les lauréates seront connues le 24 mai 2012 lors du gala-bénéfice, au Hilton Québec.

Mme Royer figure dans la catégorie Sciences et technologie, aux côtés de deux professionnelles de l’Université Laval: Janice Bailey, professeure titulaire à la recherche de la Faculté des Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation et Barbara Papadopoulou, professeure titulaire.

«C’est un énorme honneur d’être choisie parmi toutes ces femmes qui ont un parcours exemplaire», a commenté Mme Royer, dont la candidature soumise par son conjoint a été retenue par l’organisme du quartier Saint-Sacrement.

Recherche de 250 000$

En 15 ans d’existence, Pur Noisetier a reçu de nombreux témoignages, mais aucune démarche scientifique n’avait été entreprise jusqu’à ce jour. L’entreprise a donc confié à Mariana Royer la coordination de quatre projets de recherche auprès de centres indépendants, afin d’assurer une recherche crédible.

Outre ces recherches à l’externe, Pur Noisetier a investi 250 000 $ pour mener une recherche à l’interne sur deux ans. «L’objectif premier est de comprendre l’effet du collier de noisetier sur la santé humaine. Après les tests in vitro sur cellules, on va passer aux essais sur les humains. On essaie de trouver quel est l’extrait du bois le plus actif biologiquement et chimiquement», détaille la chercheuse.

Poussées dentaires

Une recherche clinique de trois ans sur le collier auprès d’enfants de 3 mois à 3 ans fait partie des quatre projets confiés à l’externe. «Le dentiste veut constater si le collier permet d’avoir des poussées dentaires dans de bonnes conditions, ce qui peut éviter potentiellement l’apparition de caries. C’est un produit pour le bébé, puisqu’il n’a pas besoin d’ingérer quoi que ce soit», explique la résidente de Sainte-Foy.

«Dans trois ans, on devrait être rendu à l’étape de commercialisation, peut-être pour une nouvelle gamme de produits dermiques.» -

Mariana Royer croit que les recherches sur l’extrait actif du noisetier devraient être assez avancées dans trois ans pour franchir l’étape de la commercialisation. «Ça donnera peut-être une nouvelle gamme de produits dermiques. On aimerait se servir au maximum des propriétés de cette ressource pour améliorer la santé des gens», soutient-elle.

Groupe Québec Hebdo.
Publié le 28 Février 2012
Véronique Demers